2. Le maraudeur (refrain) Au voleur au voleur maraudeur De fruits et de fleurs
Sans visage et sans voix
Par ici et par là
Tu nous voles les jours qui passent
Dans nos yeux la lumière
Tu nous voles gredin vorace
Nos rêves les plus chers
Tu nous voles le premier mai
Les chapeaux fleuris les paniers
Les amoureux aux doigts charmants
Ma main qui cueille le muguet
Ta main qui désire un baiser
Trop tard Adieu le beau printemps
Volé volé le beau printemps
Tu nous voles notre Saint-Jean
Le feu les chansons la guitare
Les amoureux ensoleillés
Ma main qui tient le cerf-volant
Ta main qui demande un regard
Trop tard Adieu le bel été
Volé volé le bel été
Tu nous voles notre Toussaint
Le grand jardin du cimetière
Les amoureux aux lèvres bonnes
Ma main qui cueille le raisin
Ta main qui brandit du houx vert
Trop tard Adieu le bel automne
Volé volé le bel automne
Tu nous voles notre Noël
Marie Joseph le bœuf et l'âne
Les amoureux et l'enfant cher
Ma main qui le couvre de miel
Ta main qui ferme la cabane
Trop tard Adieu le bel hiver
Volé volé le bel hiver
1. L’été de la Saint-Martin
(refrain)
L’été de la Saint Martin Feuilles roug’s et ciel brûlé Feuilles roug’s et cœurs légers Voici l’heure de danser L’été de la Saint-Martin C’est la fête des câlins
La saison n’est pas si froide Pas si froide La saison n’est pas si froide Nul besoin de palissade Palissade Qui enclose à double tour La maison
La maison n’est pas si sombre Pas si sombre La maison n’est pas si sombre Faudrait-il que l’on encombre Que l’on encombre De lumièr’s nuit et jour Notre chambre
Notre chambr’ n’est pas si nue Pas si nue Notre chambr’ n’est pas si nue Ne couvre pas de tissu De tissu De bijoux d’or ni d’atours Notre main
Notre main n’est pas si seule Pas si seule Notre main n’est pas si seule Porte ouverte sur le seuil Sur le seuil Viens nos amis nous accueillent D’un clin d’œil
L'été de la Saint Martin Feuilles roug’s et ciel brûlé Feuilles roug’s et cœurs légers Voici l’heure de danser L’été de la Saint-Martin C’est la fête des câlins
L'été de la Saint-Martin …. C'est la fête des amis
3. La route est longue et vagabonde
De ma rue ici à la tienne De ta rue là-bas à la mienne De ton fleurist’ du bord de mer A ma fruitièr’ du fond des terres D’une rue et d’un ciel à l’autre La route est longue et vagabonde Ses mystèr’s sont pareils aux nôtres Sans fleurs et sans fruits à la ronde
Marions marions le gai fleuriste Et la bell’ fruitière aux yeux tristes Fruits et fleurs empliss’nt leur musette Et chez nous donnons une fête Chez nous venez danser Venez chanter
De ma main ici à la tienne De ta main là-bas à la mienne De ton cordonnier Ruell’ basse A ma boulangèr’ de la place
D'’une main d’une épaule à l’autre La route est longue et vagabonde Ses orag's sont pareils aux nôtres Sans souliers sans pains à la ronde
Marions marions le cordonnier Fier Et la boulangèr’ gênée Pains et souliers dans leur besace Et chez nous nos voisins s’attardent
Chez nous venez danser Venez chanter
D’un’ parole ici à la tienne D’un’ parol’ là-bas à la mienne De ton crémier Passag’ des ailes A ma chapelièr’ Quai des rêves
'D'un' parol' d’un sourir' à l’autre La route est longue et vagabonde Ses blessur's sont pareill's aux nôtres Sans chapeau sans beurre à la ronde
Marions marions le doux crémier Et la chapelièr’ bouche bée Beurre et chapeau dans leur bagage Et chez nous nos amis s’attablent
Chez nous venez danser Venez chanter
Marions marions nos vies lointaines Les gens en pein’ les gens qui s'aiment Un seul cœur dans notre panier Et chez nous que vive l’été
Chez nous venez danser Venez chanter
Le ménage du printemps
1/La cloche sonne les oiseaux le ciel est bleu
Piaillent déjà 6 heures lève-toi mon vieux
Le café siffle le pain grille mes cheveux
Broussaillent 8 heures et demie déjà monsieur
Le ménage de printemps il est temps
Le ménage du printemps c'est méchant
Mais le ramage du printemps
C'est plus urgent et plus charmant
Bien plus charmant
Que le ménage de printemps
Des livres par centaines sur les étagères
Des étagères courbées sous le poids des ans
Des livres et des ans chargés de poussière
Mentors et amants oubliés depuis longtemps
Choisis un seul livre pour ton âme inquiète
Les autres offre-les aux jardins de la ville
Femmes adultères bons bergers trouble-fête
Pauvres et lépreux le livre de l’Évangile
2/ La cloche sonne les oiseaux le ciel est bleu
Piaillent déjà 10 heures au travail mon vieux
Le café attend le pain brûle mes cheveux
Broussaillent midi et demie déjà monsieur
Le ménage de printemps il est temps
Le ménage du printemps c'est méchant
Mais le ramage du printemps
C'est plus urgent et plus charmant
Bien plus charmant
Que le ménage de printemps
De vieux meubles de famille et des coups de cœur
Rangées de tableaux sous les toiles d’araignées
Le sabre rouillé de mon grand-père artilleur
Une poupée alsacienne dans le grenier
Arrangeons la poupée pour ma petite fille
Les autres choses à qui veut ou la brocante
Et si Emmaüs refuse mes pacotilles
Qu'on leur dise adieu dans une chapelle ardente
3/ La cloche sonne les oiseaux le ciel est bleu
Piaillent déjà 3 heures courage mon vieux
Le café s'endort le pain sèche mes cheveux
Broussaillent 5 heures et demie déjà monsieur
Le ménage de printemps il est temps
Le ménage du printemps c'est méchant
Mais le ramage du printemps
C'est plus urgent et plus charmant
Bien plus charmant
Que le ménage de printemps
Dans la cave humide et le garage une masse
De cartons jaunis et de boites de métal
Factures notaires documents paperasse
Et délaissé depuis des années mon journal
Relirai-je ces lettres d'amour mes amours
Vivant ou mort les jetterai-je aux vieux papiers
Ces amours qui ne riment pas avec toujours
Dont le souvenir fugace me fait pleurer
4/ La cloche sonne les oiseaux le ciel il pleut
Se taisent déjà le soir secoue-toi mon vieux
Le poulet est froid le vin grise mes cheveux
Broussaillent minuit déjà bonne nuit monsieur
Mon amour funambule
Ô mon amour funambule
Tu marches et tu recules
Si fragile
Devant derrière une impasse
En souriant tu embrasses
L’abîme
Ô mon amour funambule
Tu murmures à la lune
En extase
Le mariage d'Ariane
Que le fier Thésée laissa
En larmes
Ô mon amour funambule
Dans le sombre vestibule
De Dédale
Ne te mets pas en péril
Garde bien en main le fil
D'Ariane
Ô mon amour funambule
Un vent rieur te bouscule
De son aile
Yeux fermés tu virevoltes
Et sur son cœur tu t'envoles
Légère
Ô mon amour libellule
Dans le soleil de l'azur
Tu bascules
Vive étoile au crépuscule
Ô mon amour funambule
Tu brûles